Dame de compagnie à Paris 8e : cinq questions avant de vous décider
Le 8e a ses grandes avenues, mais aussi des musées nés de collections privées et les allées du parc Monceau. Avant de confier à quelqu’un les après-midi d’un parent, il est sage de se poser quelques questions. Voici celles qui comptent, avec des réponses franches.
Que fait, au juste, une dame de compagnie dans le 8e ?
C’est une personne qui vient, chaque semaine, tenir compagnie à votre parent : parler, se promener, jouer aux cartes, l’accompagner au musée. Rien de domestique, rien de médical : une présence. Le mot que nous employons est philos, qui veut dire « l’ami » en grec, et philia, l’amitié que l’on choisit ; ce peut être un homme aussi bien qu’une femme, de vingt-cinq comme de quarante-cinq ans.
Ce qui distingue cette présence d’une connaissance de passage, c’est la régularité : le même visage, le même jour, toutes les semaines. Au bout de quelques visites, ce n’est plus quelqu’un qui passe, c’est quelqu’un que l’on attend.
Peut-on vraiment aller au musée ensemble ?
Oui, et le 8e s’y prête particulièrement, parce que plusieurs de ses musées sont nés de collections privées. On y entre comme dans une maison, et l’on peut n’en voir qu’une pièce sans avoir le sentiment de manquer quelque chose.
Au musée Jacquemart-André, boulevard Haussmann, on visite l’hôtel particulier d’un couple de collectionneurs. Nélie Jacquemart était portraitiste ; Édouard André lui avait commandé son portrait avant de l’épouser, en 1881. À sa mort, elle a légué la maison et ses collections à l’Institut de France. Le jardin d’hiver de la maison vaut à lui seul le détour.
Au bord du parc Monceau, avenue Vélasquez, le musée Cernuschi occupe la villa qu’Henri Cernuschi s’était fait construire, entouré de ses collections d’art asiatique ; il a légué l’une et les autres à la Ville de Paris, à condition qu’un musée porte son nom. Et quand l’envie est surtout de s’asseoir, le café du Petit Palais ouvre sur un jardin intérieur où l’on oublie les avenues.
Une visite au musée avec un philos ne ressemble pas à une visite guidée. On choisit une salle, on s’arrête devant un tableau, chacun dit ce qu’il y voit, et l’on s’assoit dès qu’on en a envie. Ce qu’on n’a pas vu attendra la semaine suivante : c’est tout l’avantage d’une compagnie qui revient.
Et si mon père préfère le parc Monceau aux musées ?
Alors la visite se passe au parc, et elle n’en est pas moins riche. Le parc Monceau a gardé d’étonnantes constructions : une pyramide bâtie entre 1769 et 1773, de petits temples antiques et gothiques imaginés par Carmontelle. On y croise aussi des statues d’écrivains et de musiciens, et un platane d’Orient planté en 1814 : de quoi nourrir plusieurs promenades, et autant de conversations.
Le rythme, c’est votre père qui le donne : un tour complet un jour, un banc le suivant, à regarder passer les enfants qui courent vers les manèges. Le philos ne vient pas avec un programme, il vient avec du temps.
Qui choisit le philos, et sur quels critères ?
Nous le choisissons, et non votre parent sur une liste : nous n’avons pas de catalogue de profils. Chaque philos a passé un entretien en personne, fourni un extrait de casier judiciaire, pris un engagement de présence sur six mois et signé la charte de savoir-être que vous pouvez lire vous-même. Nous ne retenons qu’une petite minorité des candidatures.
Dans un arrondissement de musées, on pourrait croire qu’il faut un érudit. Nous cherchons autre chose : de la gentillesse avant tout, et avec elle de la politesse, du savoir-vivre, de la bienveillance. Le savoir, votre parent l’a souvent déjà ; le philos pose les questions, écoute les réponses et s’en souvient la semaine suivante. Une fois qu’il a confirmé, nous vous le présentons nommément, lors d’une rencontre de présentation d’environ une heure, qui ne vous coûte rien ; si l’entente ne vient pas, nous cherchons quelqu’un d’autre.
Combien cela coûte-t-il, et qui s’occupe des papiers ?
Comptez 16,55 € l’heure après crédit d’impôt de 50 % (33,10 € avant). Avec une visite de 2 h par semaine, la formule normale, la mensualité est de 143,44 € après crédit d’impôt, contre 286,88 € avant : un montant lissé sur l’année. La rencontre de présentation est offerte.
Pourquoi « lissé » ? Parce que la convention collective veut qu’un salaire versé pour des visites à jour fixe soit mensualisé : douze mensualités égales, que le mois soit long ou court. Nos frais de mise en relation, eux, ne portent que sur les visites qui ont vraiment eu lieu.
Côté papiers, rien pour vous. L’employeur, juridiquement, c’est votre parent, chez lui, et c’est cela même qui donne droit au crédit d’impôt ; nous nous chargeons en son nom des déclarations, du salaire et des cotisations. Et si c’est vous qui signez le mandat pour lui, ce n’est qu’une fois, en qualité de représentant, et non d’employeur. Le mécanisme est expliqué sur la page CESU, et l’ensemble du service dans notre présentation complète du service.
Nul besoin d’habiter le 8e pour en profiter : nous intervenons partout dans Paris, avec le même service. Pour commencer, rejoignez la liste d’attente : nous ouvrons bientôt aux familles.
Questions fréquentes
Ma mère reçoit beaucoup : la visite peut-elle tomber toujours le même jour ?
C’est même le principe : un créneau fixe, tel jour, telle heure, toutes les semaines, arrêté avec vous d’après les heures où votre mère est libre. Ses autres invités savent ainsi à quoi s’en tenir.
Mon père vit seul dans un grand appartement : le philos peut-il simplement passer l’après-midi chez lui ?
Bien sûr. Conversation, lecture à deux, partie de cartes ou de dames : une visite n’a pas besoin de sortie pour être réussie. Le philos ne fait en revanche ni le ménage ni les repas.
Et si le premier mois ne nous convient pas ?
Il est satisfait ou remboursé : si vous n’êtes pas convaincu, l’intégralité des sommes réglées pour le premier mois vous est remboursée, sur simple e-mail.