Dame de compagnie à Paris 16e : marcher à deux, entrer chez Balzac
Dans le 16e, les jardins invitent à marcher sans se presser, et des maisons habitées par Balzac ou Clemenceau s’ouvrent à qui prend son temps. Ce que l’on cherche sous le nom de dame de compagnie porte chez nous un autre nom, philos : une personne choisie pour votre parent, qui vient chaque semaine marcher, visiter et parler avec lui.
Le 16e se découvre à pied, et mieux encore à deux. Ses allées laissent le temps de parler, ses maisons donnent de quoi parler : c’est ce double plaisir qu’un philos vient partager avec votre parent, à son rythme, une ou plusieurs fois par semaine. Voici le quartier tel qu’on peut le vivre ensemble, en deux volets.
Premier volet : où marcher à deux dans le 16e ?
Trois jardins se prêtent particulièrement à la marche lente : le Ranelagh, les serres d’Auteuil et le parc de Bagatelle, au bois de Boulogne. Chacun a son caractère, et presque sa saison.
Le Ranelagh, pour une heure tranquille
Le jardin du Ranelagh doit son nom à un bal public ouvert en 1774, sur le modèle d’un établissement londonien ; Haussmann en a fait un jardin public. On y croise une statue de La Fontaine, et la conversation trouve vite son sujet : quelle fable votre mère sait-elle encore par cœur ? On peut en faire un tour, puis un deuxième, ou s’asseoir et regarder tourner les chevaux de bois du manège.
Les serres d’Auteuil, quand le ciel est gris
Élevées entre 1895 et 1898 par l’architecte Jean-Camille Formigé, les serres d’Auteuil abritent palmiers et plantes tropicales ; dans le palmarium, des carpes japonaises glissent sous les feuilles. Les serres plus récentes rassemblent des plantes de quatre continents. C’est le jardin des jours de pluie : on y marche à l’abri, et l’on en revient les yeux pleins de couleurs.
Bagatelle et le bois de Boulogne, pour les beaux jours
Le bois de Boulogne appartient au 16e, et le parc de Bagatelle s’y niche. Sa roseraie réunit quelque 1 200 variétés et accueille depuis 1907 un concours international de roses : au printemps, on peut passer la visite à chercher, d’allée en allée, celle que l’on préfère. Le bois lui-même a ses allées piétonnes et ses deux lacs, l’Inférieur et le Supérieur, pour les jours où l’envie de marcher est plus grande.
Second volet : les maisons, de Balzac à Monet
Le 16e garde aussi des maisons où l’on entre comme on rendrait visite à quelqu’un. Une seule suffit pour une visite de deux heures : on regarde une pièce ou deux, on s’assoit, et l’on garde le reste pour une autre semaine.
La maison de Balzac, rue Raynouard
Balzac a vécu dans cette maison de Passy de 1840 à 1847, et c’est dans son cabinet de travail qu’il a corrigé l’ensemble de La Comédie humaine. Peu après son arrivée, il écrivait à Madame Hanska : « Je suis là, caché pour quelque temps. » Le jardin se prête à une halte, et à une question que votre père aura plaisir à trancher : quel personnage de Balzac lui ressemble le plus ?
L’appartement de Clemenceau, rue Franklin
En 1896, Clemenceau loue dans le village de Passy un appartement ouvert sur un jardin. À sa mort, en 1929, ses proches décident d’en faire un musée et d’y laisser le décor exactement tel qu’il l’avait quitté. Dans le jardin, à partir de 1932, Blanche Hoschedé-Monet apporte des plantes de Giverny : un premier fil vers la maison suivante.
Le musée Marmottan Monet, rue Louis-Boilly
Ancien pavillon de chasse devenu la demeure de Paul Marmottan, qui l’a léguée avec ses collections à l’Académie des beaux-arts, la maison abrite aujourd’hui la plus grande collection d’œuvres de Claude Monet au monde, dont Impression, soleil levant. Après le jardin de Clemenceau, on y retrouve les fleurs de Giverny, peintes cette fois, dans la série des Nymphéas.
Une dame de compagnie dans le 16e : qui vient, et comment
Celui ou celle qui marche à côté de votre parent, c’est son philos : une personne que nous avons reçue en entretien et choisie à la main, pour sa gentillesse avant tout, puis pour sa politesse et son savoir-vivre. Elle a signé notre charte de savoir-être et s’est engagée à être présente sur six mois : le temps qu’il faut pour que les promenades deviennent des habitudes.
Tout commence par une rencontre de présentation, qui dure environ une heure, que nous offrons et qui a lieu à un moment qui convient à votre parent ; vous êtes le bienvenu. Puis viennent les visites : deux heures chaque semaine, toujours le même jour, toujours avec le même philos. Les jours sans promenade, la visite se passe à la maison : un jeu de société, un album de photos, le journal lu à deux.
Comptez, pour une visite par semaine, 143,44 € par mois après crédit d’impôt, soit 286,88 € avant crédit d’impôt, une moyenne lissée sur l’année. Les démarches, elles, sont pour nous : c’est votre parent qui emploie son philos, nous accomplissons chaque formalité en son nom, et vous n’avez rien à gérer. Les formules, le crédit d’impôt et le déroulé complet sont réunis sur la page qui présente notre service de dame de compagnie.
Notre service couvre tout Paris ; cette page s’attarde sur le 16e parce que ses allées et ses maisons s’y prêtent si bien. Pour commencer, il suffit de rejoindre la liste d’attente : nous ouvrons bientôt aux familles.
Questions fréquentes
Le 16e est vaste, d’Auteuil à Chaillot : le philos viendra-t-il jusque chez mon père ?
Oui. Nous retenons pour lui un philos qui a indiqué pouvoir se rendre dans le 16e chaque semaine, et c’est le philos qui se déplace : la visite commence chez votre père, quel que soit son quartier.
Et les jours de pluie ?
La visite a lieu quand même, autrement : sous les verrières des serres d’Auteuil, dans l’une des maisons-musées du quartier, ou tout simplement au salon, autour d’un jeu de société ou d’un album de photos.
Ma mère ne sort presque plus : par où commencer ?
Par la maison. Nous commençons par la rencontre de présentation, d’environ 30 minutes, à un moment qui lui convient ; vous êtes le bienvenu. Les premières visites peuvent se passer à la maison aussi. Les allées viendront le jour où elle en aura envie, et pas avant.