Dame de compagnie à Paris 7e : un après-midi, de la rue Cler au jardin
Dans le 7e, un bel après-midi tient en une promenade : le marché rue Cler en bavardant, un jardin pour s’asseoir, parfois un musée. On appelait autrefois dame de compagnie la personne qui partage ces heures-là ; chez nous, c’est un philos, et on le retrouve d’une semaine sur l’autre.
Ce qui suit n’est pas un programme, c’est une promenade possible : celle qu’un philos et votre parent pourraient faire, un après-midi de semaine, en deux heures. Chaque visite suit l’envie du jour, et celle-ci n’est qu’un exemple de ce que le 7e permet.
En arrivant : décider ensemble
À l’heure convenue, la même chaque semaine, on sonne : c’est le philos. Avant de sortir, on s’assoit un moment. Comment s’est passée la semaine, de quoi a-t-on envie aujourd’hui ? C’est votre parent qui décide. Le philos, lui, a retenu ce qui lui avait plu la dernière fois, et le lui rappelle peut-être.
Ce moment compte plus qu’il n’y paraît. Un après-midi que l’on a choisi soi-même n’a pas le goût d’une sortie organisée pour vous. Et si l’envie du jour est de rester chez soi, la promenade attendra : des cartes que l’on bat, des photographies que l’on ressort, une conversation au salon valent bien une rue.
Rue Cler : faire son marché en bavardant
Rue Cler, les commerces se suivent, et leurs commerçants se sont même réunis en association. On y fait son marché comme on fait une visite : en s’arrêtant, en parlant. Votre mère choisit elle-même ce qu’elle veut, s’arrête pour un mot ici, une nouvelle là ; le philos marche à son côté, et la conversation fait le reste. Un marché, au fond, c’est une conversation à plusieurs voix.
À force de semaines, la rue devient un repère partagé : on sait que l’on y passera, et que l’on y croisera les mêmes visages. Il se pourrait même que votre mère finisse par présenter son philos à ceux qui la servent.
Un jardin pour s’asseoir : le Champ-de-Mars, ou un verger caché
Pour la pause, deux jardins très différents. Sur les côtés du Champ-de-Mars, à l’écart des grandes pelouses du centre, des jardins à l’anglaise plantés d’arbres centenaires déroulent des allées sinueuses, avec de quoi s’asseoir.
Et rue de Babylone, derrière un haut mur de pierre, le jardin Catherine-Labouré a gardé du potager des Filles de la Charité, qui l’ont ouvert au public, un véritable verger, pommiers et cerisiers, et une longue tonnelle couverte de vigne. On passe devant sans le soupçonner ; on y entre, et la ville s’éloigne.
Il porte le nom d’une paysanne bourguignonne à qui, rapporte la Ville, la Vierge est apparue en 1830 dans la chapelle voisine, dite de la Médaille miraculeuse, rue du Bac. Si votre mère souhaite y passer, la promenade s’y prête volontiers.
Le musée Rodin, ou le musée qui est aussi un jardin
Ici, on passe du musée au jardin sans changer d’adresse. Au musée Rodin, rue de Varenne, les collections occupent l’hôtel Biron, et les sculptures se prolongent dehors, dans un jardin que le musée décrit lui-même comme « un havre de paix » : Le Penseur y médite entre les allées. Nul besoin de tout voir : quelques sculptures, un banc, et l’après-midi est réussi.
Une autre semaine : le long de la Seine
Il y a aussi les semaines où l’on a envie d’eau. Sur la rive gauche, les berges ont été aménagées en promenade piétonne entre le pont Royal et le pont de l’Alma : on y marche au bord de la Seine, à l’écart des voitures, en s’arrêtant aussi souvent qu’on le souhaite pour regarder passer les bateaux.
Et pour une autre idée du jardin, il y a celui du musée du quai Branly, dessiné par le paysagiste Gilles Clément : le musée l’ouvre comme un lieu à part entière, que l’on peut parcourir pour lui-même, sans forcément entrer dans les salles.
Le retour : une dame de compagnie qui revient chaque semaine
Deux heures ont passé. Le philos raccompagne votre parent jusqu’à sa porte, et la semaine suivante, à la même heure, c’est encore lui qui sonnera. C’est tout le principe : votre parent n’a pas à refaire connaissance chaque semaine, il retrouve quelqu’un.
Ce philos, c’est nous qui l’avons choisi, d’abord pour sa gentillesse, et nous vous l’avons présenté au cours d’une rencontre de présentation offerte, longue d’environ une heure. Chaque heure de visite coûte 16,55 € après crédit d’impôt (33,10 € avant), et les papiers ne vous suivent pas jusqu’ici : déclarations, salaire, cotisations, nous les faisons pour votre parent, en son nom, puisque c’est lui l’employeur. Pour le reste, ce que recouvre chez nous le mot « dame de compagnie » est expliqué en détail.
Cette promenade est celle du 7e ; chaque quartier de Paris a la sienne, et nous intervenons dans toute la ville. Si celle-ci ressemble à votre parent, rejoignez la liste d’attente.
Questions fréquentes
La promenade part-elle forcément de la rue Cler ?
Non. Chaque visite part de chez votre parent, où qu’il habite dans le 7e, et suit ses envies du jour : la rue Cler et le musée Rodin ne sont que des exemples, et certaines visites ne quittent pas le salon.
Le philos peut-il faire les courses à la place de ma mère ?
Non : les courses ne font pas partie de ce qu’un philos vient faire. Il accompagne votre mère au marché si elle en a envie, mais c’est elle qui choisit, qui paie et qui bavarde avec ses commerçants.
Le 7e attire beaucoup de visiteurs : peut-on y sortir au calme ?
Oui. Le jardin Catherine-Labouré, caché derrière son mur, ou le jardin du musée Rodin offrent des coins tranquilles, et le philos choisit avec votre parent les moments où il fait bon sortir.