Parent âgé seul à Paris en été : s’organiser avant de partir
En août, Paris se vide : les enfants partent, les commerces ferment, les habitudes s’interrompent. Si votre parent âgé reste seul à Paris cet été, quelques dispositions prises avant le départ changent beaucoup, et elles valent pour toutes les absences de l’année.
Pourquoi l’été pèse davantage sur un parent qui reste à Paris
L’été pèse parce que tout s’arrête en même temps. En août, les enfants et les petits-enfants partent, les amis aussi ; le boulanger, le kiosque ou le café habituel ferment pour leurs congés, et bien des activités régulières font relâche. Pour un parent qui reste, ce n’est pas une habitude qui disparaît, ce sont plusieurs, et d’un coup.
Rien de tout cela n’est dramatique en soi. Mais une semaine sans le marché, sans votre appel du dimanche et sans le bonjour de la boulangère peut paraître très longue. La bonne nouvelle, c’est que cela se prépare, et que la préparation tient en quelques gestes simples.
Et ce qui vaut pour août vaut aussi pour les fêtes de fin d’année, un déplacement professionnel ou un mois à l’étranger : chaque fois que la famille s’éloigne, la même méthode s’applique.
Avant le départ : un relais pour chaque semaine
Le principe tient en une phrase : qu’aucune semaine ne reste vide. Avant de partir, prenez le calendrier de l’été et vérifiez que chaque semaine contient au moins un moment prévu, et quelqu’un pour le tenir.
Un relais nommé, semaine par semaine
Un frère qui reste en juillet, une cousine rentrée plus tôt, une amie de toujours, un voisin de palier : répartissez les semaines, et notez qui fait quoi. Un « on passera de temps en temps » se perd vite dans les vacances ; un « je viens jeudi, on ira au marché » se tient.
Les voisins, la gardienne ou le gardien
La Ville de Paris le recommande elle-même, dans le dépliant de son dispositif Reflex : quand on est seul une partie de l’été, mieux vaut informer ses voisins et sa gardienne ou son gardien, pour qu’ils prennent régulièrement de ses nouvelles, et leur transmettre les coordonnées d’une personne à prévenir. Présentez-vous avant de partir, laissez votre numéro, et dites simplement quand vous rentrez.
Les numéros, notés en grand
Près du téléphone, une feuille lisible : votre numéro, celui du relais de chaque semaine, celui de la gardienne, et ceux des services publics présentés plus bas. C’est un geste modeste, mais il évite de chercher au moment où l’on en a besoin.
Un double des clés, confié à quelqu’un de proche
Un jeu de clés laissé à la gardienne, à un voisin de confiance ou au relais de la semaine évite qu’une porte claquée ou un trousseau égaré ne tourne à l’expédition pendant que vous êtes à l’autre bout de la France. Dites à votre parent qui l’a, et notez-le sur la feuille des numéros.
Des appels à heure fixe, même de loin
Les vacances ne sont pas une raison de perdre le fil. Gardez votre appel habituel, au même moment, depuis votre lieu de vacances : quelques minutes suffisent, et ce repère reste en place quand tout le reste bouge.
Quelques plaisirs prévus d’avance
Un livre attendu, un film à voir, une sortie prévue avec le relais de la semaine : un été se vit mieux quand il contient des choses à attendre, et pas seulement des absences à traverser.
Les dispositifs publics de l’été à Paris
Deux dispositifs publics existent pour les périodes de fortes chaleurs. Nous ne donnons aucun conseil sur la chaleur elle-même : pour cela, ce sont eux qu’il faut consulter.
Reflex, le registre de la Ville de Paris
Le dispositif Reflex de la Ville de Paris s’adresse aux personnes âgées de 60 ans et plus et aux personnes en situation de handicap. Une fois inscrite, la personne peut être contactée par téléphone lors d’événements exceptionnels, comme le déclenchement du plan canicule. C’est la version parisienne du registre que chaque commune doit tenir pour ces épisodes.
On s’inscrit en appelant le 3975, en remplissant le bulletin en ligne présenté sur la page Reflex de paris.fr, ou par courrier ; le bulletin papier est aussi disponible à l’accueil des mairies d’arrondissement. Un proche peut le remplir pour votre parent, avec son accord : le bulletin le prévoit, et il demande les coordonnées des personnes à prévenir, dont les vôtres. Si votre parent s’absente lui-même de chez lui entre juin et septembre, la Ville demande de préciser ces dates, et de signaler tout changement au 3975.
Canicule info service, le numéro vert national
Pendant les épisodes de fortes chaleurs, les pouvoirs publics activent un numéro vert, « Canicule info service » : le 0 800 06 66 66. On y obtient les conseils et les bons réflexes face à la chaleur. Ce numéro n’est pas ouvert toute l’année : il fonctionne lorsqu’il est activé.
Pour le reste, le site service-public.gouv.fr rassemble les recommandations officielles pour se protéger, et protéger ses proches, face aux fortes chaleurs.
Ce qu’une présence chaque semaine change pendant l’été
Une visite hebdomadaire ne remplace ni les relais de la famille ni les dispositifs publics. Elle ajoute à l’été ce qui lui manque le plus : un moment fixe, attendu, avec une personne familière. Le mardi, quelqu’un de bien sonne à la porte, pour une conversation, une partie de cartes, une promenade jusqu’au square ou un café, même quand le quartier s’est vidé.
Car Paris en août a aussi ses douceurs : des rues plus calmes, un banc tranquille dans un square, une exposition que l’on découvre sans se presser, une conversation qui prend son temps. Encore faut-il quelqu’un avec qui les partager.
Pour vous, c’est la possibilité de partir l’esprit tranquille : la semaine de votre parent garde son point d’ancrage, sans que vous ayez à l’organiser à distance.
Le bon moment pour commencer, c’est avant le départ. Les premières visites ont alors le temps de devenir une habitude, et votre parent connaît déjà son philos quand Paris se vide.
Votre philos sera-t-il là en août ?
Les visites continuent l’été comme le reste de l’année, chaque semaine, au même créneau. Un philos ne s’arrête pas avec la fin des cours : nous ne recrutons pas seulement des étudiants, un philos peut avoir 25 ans comme 45 ans, et chacun s’engage, dès son recrutement, à une présence sur six mois.
Cela ne veut pas dire qu’un philos ne prend jamais de congés : il y a droit, comme tout salarié, et leurs dates se fixent à l’avance avec votre parent, qui est son employeur. Quand un philos doit s’absenter, l’absence se déclare : nous vous prévenons alors par écrit, puis nous organisons la suite avec vous. Une visite manquée est reportée ; pour une absence plus longue, vous choisissez entre suspendre les visites le temps de son absence et accueillir un remplaçant temporaire, que nous choisissons. Une visite que le philos n’assure pas ne vous est jamais facturée.
C’est ce que propose Philia&Co. à Paris : chaque semaine, la même personne, quelqu’un de bien, que nous avons choisi pour votre parent. Et vous n’avez rien à gérer : nous faisons en son nom toutes les démarches, des déclarations au salaire. Pour en savoir plus, découvrez notre service de dame de compagnie à Paris ; nous ouvrons bientôt aux familles : rejoignez la liste d’attente, nous vous écrirons à l’ouverture.
Questions fréquentes
Puis-je inscrire mon parent au dispositif Reflex à sa place ?
Oui, avec son accord : le bulletin d’inscription de la Ville de Paris prévoit qu’un proche le remplisse pour la personne concernée. L’inscription se fait au 3975, en ligne sur paris.fr ou par courrier.
Le numéro Canicule info service est-il ouvert toute l’année ?
Non. Le 0 800 06 66 66 est un numéro vert que les pouvoirs publics activent pendant les épisodes de fortes chaleurs.
Les visites continuent-elles en juillet et en août ?
Oui, chaque semaine, au même créneau, avec le même philos. S’il doit s’absenter, nous vous prévenons par écrit et organisons la suite avec vous.
Combien de temps avant le départ faut-il s’y prendre ?
Idéalement quelques semaines, pour que les premières visites aient le temps de devenir une habitude avant l’été. Nous ouvrons bientôt aux familles : rejoignez la liste d’attente, nous vous écrirons à l’ouverture.