Compagnie pour une personne âgée à Paris : cinq façons de faire, chacune son cas
Trouver de la compagnie pour une personne âgée à Paris, c’est d’abord choisir une façon de faire. La famille, les bénévoles, une agence, une plateforme d’étudiants ou un mandataire : chacune a son public, ses exigences et ses limites. Voici lesquelles, sans détour.
Il n’existe pas une bonne façon de tenir compagnie à une personne âgée, mais plusieurs, qui ne demandent pas la même chose à la famille. Pour s’y retrouver, trois questions suffisent. Qui choisit la personne qui vient ? Que vous reste-t-il à porter ? Sera-ce la même personne chaque semaine ? Les réponses diffèrent beaucoup d’une solution à l’autre, et aucune n’est mauvaise en soi : chacune a son cas.
1. La famille et l’entourage
La présence de la famille ne se remplace pas, et aucune des solutions qui suivent ne prétend le faire. Un déjeuner du dimanche, un coup de fil quotidien, une voisine qui passe prendre le thé : c’est le premier cercle, et souvent le plus précieux.
Pour qui ? Les familles dont un membre vit à proximité et dispose de temps régulier, ou une fratrie qui sait se répartir les jours. Ce que cela demande : du temps, de l’organisation, et une constance qui repose sur quelques personnes seulement. Ce que cela ne fait pas : tenir quand la vie s’en mêle. Un déménagement, une période chargée, des vacances, et la semaine se vide. Il y a aussi ceci, que beaucoup d’enfants connaissent : auprès de son fils ou de sa fille, un parent n’a pas toujours envie de raconter les mêmes choses qu’à une personne extérieure, et les visites tournent vite à l’intendance. Ce n’est la faute de personne.
2. Les visites bénévoles d’associations
Des associations organisent des visites à domicile, des appels réguliers ou des sorties, grâce à des bénévoles. La visite elle-même n’est pas facturée, elle est précieuse, et pour une personne très isolée, c’est souvent la première porte à pousser.
À Paris, la Ville finance un dispositif public, Paris en Compagnie : des bénévoles accompagnent gratuitement les Parisiens de plus de 65 ans dans leurs sorties, une promenade, un musée, une fois par semaine et jusqu’à quatre heures. Les bénévoles choisissent les sorties qu’ils accompagnent selon leurs disponibilités. Nous le présentons plus en détail dans notre article sur la solitude d’une personne âgée, et la page de la Ville de Paris en donne les modalités.
Pour qui ? Une personne qui accepte volontiers de nouveaux visages, et une famille qui cherche un premier lien sans engagement. Ce que cela demande : une inscription, un peu de patience, et de la souplesse sur les jours. Ce que cela ne fait pas : garantir la même personne au même créneau, semaine après semaine. Ce n’est pas un défaut : un bénévole donne le temps qu’il a, et c’est déjà beaucoup.
3. Les agences de services à domicile, en mode prestataire
Une agence prestataire emploie elle-même la personne qui intervient chez votre parent : vous êtes son client, vous réglez ses factures, et vous n’êtes pas employeur. Selon les structures, l’essentiel de l’activité peut porter sur l’entretien du logement, les repas ou les courses ; la conversation et les sorties y trouveraient alors leur place quand le planning le permet.
Pour qui ? Les familles qui ont besoin qu’on s’occupe aussi des tâches de la maison, et qui ne veulent porter aucun rôle d’employeur. Ce que cela demande : un contrat avec l’agence, et des factures à régler. Ce que cela ne fait pas, selon les structures : promettre toujours la même personne. L’intervenant peut changer au gré des plannings, des congés ou des départs : c’est l’agence, employeur, qui organise qui vient.
4. Les plateformes qui mettent en relation avec des étudiants
Des plateformes proposent des étudiants pour tenir compagnie à une personne âgée. C’est pratique : on parcourt souvent des profils, on choisit, et l’on démarre vite. Chaque plateforme a son fonctionnement : selon les cas, la famille rémunère directement l’étudiant, dont elle devient l’employeur, ou passe par la plateforme.
Un étudiant a, par définition, un calendrier d’étudiant : des examens, de longues vacances, un stage, un semestre ailleurs, puis un diplôme et un premier emploi. Rien d’étonnant ni de reprochable : c’est le rythme d’une vie qui commence. Mais pour une personne âgée, chacune de ces ruptures interrompt une habitude qui commençait à compter.
Pour qui ? Un besoin souple ou ponctuel, et une famille à l’aise pour choisir un profil et suivre la relation. Ce que cela demande : sélectionner la personne vous-même, organiser les remplacements, et, selon la plateforme, assumer le rôle d’employeur. Ce que cela ne fait pas : traverser sans relais l’été, les examens et la rentrée.
5. Un mandataire qui choisit et présente une personne régulière
C’est ce que fait Philia&Co. Un mandataire de services à la personne choisit la personne qui viendra, puis accomplit au nom de votre parent toutes les démarches liées à son emploi. L’employeur du philos, c’est votre parent lui-même, chez lui ; nous déclarons les heures, calculons le salaire et les cotisations, et gérons le versement. Vous signez un contrat de mandat une fois, puis vous n’avez plus rien à gérer. Le détail du mécanisme est expliqué sur notre page CESU.
Vous ne parcourez aucun catalogue : nous choisissons le philos à la main, pour sa gentillesse d’abord, sa politesse, son savoir-vivre et sa bienveillance, après un entretien en personne, un extrait de casier judiciaire (bulletin n° 3), une charte de savoir-être signée et un engagement de présence sur six mois. Nous ne retenons qu’une petite minorité des candidatures. Un philos peut avoir 25 ou 45 ans : ce n’est pas un réseau d’étudiants. Il vous est présenté nommément une fois qu’il a confirmé, lors d’une rencontre de présentation offerte d’environ une heure, où la famille est la bienvenue. Si le courant ne passe pas, nous en proposons un autre.
Ensuite viennent les visites de 2 h, chaque semaine, avec le même philos et au même créneau : une conversation, une promenade, une partie de cartes, une exposition, le marché. Trois formules, une, deux ou trois visites par semaine, sur des jours différents. Une heure de visite revient à 16,55 € après crédit d’impôt de 50 %, soit 33,10 € avant. La formule normale, une visite par semaine, revient par mois, lissé sur l’année, à 143,44 € après crédit d’impôt, soit 286,88 € avant. La rencontre de présentation est offerte, et si le premier mois ne convient pas, l’intégralité des sommes réglées est remboursée, sur simple e-mail. Le détail est sur nos tarifs.
Pour qui ? Les familles qui veulent la même personne chaque semaine, choisie pour leur parent, sans rien avoir à gérer. Ce que cela demande : un contrat de mandat signé une fois, et d’accepter que votre parent soit l’employeur, ce qui ouvre justement le crédit d’impôt. Ce que cela ne fait pas : le ménage, les repas, la toilette, ni rien de médical. Pas d’heures à la carte non plus : plus de présence, c’est la formule au-dessus. Et pour l’instant, seulement à Paris.
Les cinq façons de faire, en un coup d’œil
| Façon de faire | Qui choisit la personne | Ce qui reste à la famille | La même personne chaque semaine |
|---|---|---|---|
| Famille, entourage | Vous | Le temps et l’organisation | Tant que chacun peut |
| Visites bénévoles | L’association | Une inscription, rien à facturer | Selon les bénévoles |
| Agence prestataire | L’agence | Les factures | Selon les structures |
| Plateforme d’étudiants | Vous, sur profil | Le choix, les relais, parfois l’emploi | Au rythme des études |
| Mandataire (Philia&Co.) | Nous, pour vous | Un mandat signé une fois | Oui, c’est le principe |
Compagnie pour une personne âgée à Paris : par où commencer
Partez de votre parent, pas de la solution. Trois repères aident à trancher :
- s’il aime l’imprévu et les nouveaux visages, une sortie bénévole est un très bon début, gratuite et sans engagement ;
- s’il a aussi besoin qu’on s’occupe de la maison, une agence prestataire répond à cela, et vous n’êtes pas employeur ;
- s’il lui faut un visage familier, chaque semaine, au même moment, cherchez une solution qui s’engage sur la régularité, et demandez comment elle tient l’été, les absences et les départs.
Posez aussi la même question à chaque interlocuteur : qui choisit la personne, et sur quels critères ? La réponse dit beaucoup de ce qui se passera le jour où il faudra la remplacer.
Côté budget, enfin, le crédit d’impôt de 50 % des services à la personne vaut pour l’emploi déclaré d’une personne à domicile comme pour le recours à un organisme déclaré, prestataire ou mandataire. Les visites bénévoles, gratuites, n’en ont pas besoin.
Combiner plutôt que choisir
Ces façons de faire ne s’excluent pas. La famille garde ses dimanches, une sortie bénévole s’ajoute quand elle se présente, et une visite régulière tient le reste de la semaine, pour que votre parent ait toujours, quelque part dans ses jours, un moment qu’il attend. Si c’est cette régularité qui vous manque, voyez ce qu’est, chez nous, une dame de compagnie à Paris, et comment nous choisissons chaque philos. Chaque semaine, la même personne, quelqu’un de bien, que nous avons choisi pour votre parent. Et vous n’avez rien à gérer.
Questions fréquentes
Agence prestataire ou mandataire : qui est l’employeur ?
Avec un organisme prestataire, c’est l’organisme qui emploie la personne qui vient : vous êtes son client. Avec un mandataire, la personne chez qui elle vient reste l’employeur, et le mandataire accomplit les démarches en son nom.
Les visites bénévoles sont-elles vraiment gratuites ?
Oui : la visite d’un bénévole n’est pas facturée, et les sorties de Paris en Compagnie sont gratuites. Leur rythme dépend en revanche des bénévoles disponibles, qui donnent leur temps quand ils le peuvent.
Le crédit d’impôt vaut-il pour toutes ces solutions ?
Il porte sur les sommes versées pour un service à la personne rendu au domicile, par un salarié déclaré ou par un organisme déclaré. Une visite bénévole, gratuite, n’en relève donc pas, et le temps donné par la famille non plus.
Peut-on combiner plusieurs de ces solutions ?
Oui, et c’est souvent le plus juste : la famille garde ses moments, une sortie bénévole s’ajoute quand elle se présente, et une visite régulière tient le reste de la semaine.