Dame de compagnie ou aide à domicile : laquelle pour votre parent ?
Une dame de compagnie et une aide à domicile sonnent à la même porte, mais pas pour la même raison. La différence tient à ce que chacune vient faire, à ce qui manque dans la semaine de votre parent, et à la façon dont on les emploie ; elles peuvent d’ailleurs se succéder chez lui.
Quelle est la différence entre une dame de compagnie et une aide à domicile ?
Le geste. Une aide à domicile intervient autour des gestes du quotidien, le lever, la toilette, les repas, les courses, le ménage, le linge ; une dame de compagnie vient pour la présence : parler, marcher, jouer, boire un café.
Le matin, l’une prépare, range, lave. L’après-midi, l’autre s’assoit, sort, écoute. Un philos, chez nous, ne fait aucun de ces gestes : il vient deux heures, chaque semaine, le même jour, pour la conversation, la promenade, les jeux de société, la lecture à deux, le marché.
Une aide à domicile ne tient-elle pas aussi compagnie ?
Si, et la liste officielle le reconnaît : le portail national pour les personnes âgées compte, parmi les interventions d’une aide à domicile, l’accompagnement lors de sorties ou d’activités de loisirs. Mais il l’écrit au bout d’une longue liste, qui commence par le lever, la toilette, les repas et le coucher.
La différence, telle que nous la voyons, tient à l’ordre du jour. Pour une aide à domicile, les gestes d’abord, et la conversation autour. Pour une dame de compagnie, la conversation d’abord, et rien d’autre.
À quoi voit-on qu’un parent a besoin de l’une plutôt que de l’autre ?
À ce qui manque dans sa semaine. S’il manque des mains pour ce qui ne se fait plus seul, c’est le métier d’une aide à domicile ; s’il manque quelqu’un à qui parler, avec qui sortir, c’est de la compagnie.
Une semaine qui manque de mains se reconnaît à ses choses en suspens : le linge qui s’entasse, la poussière qu’on ne voit plus. Une semaine qui manque de voix se reconnaît à son silence : le téléphone ne sonne que le dimanche, la radio reste allumée pour qu’une voix traverse la pièce.
Un parent peut tenir sa maison, payer ses factures, arroser ses géraniums, et n’avoir parlé à personne depuis mercredi. La maison est en ordre ; c’est la semaine qui est muette.
Quand l’inquiétude touche à la santé, à une chute, à un oubli, c’est au médecin traitant qu’on en parle d’abord : ce n’est pas un sujet de compagnie, et aucune visite n’y répond. En cas d’hésitation, décrivez-nous au téléphone ce que vous voyez : nous vous dirons franchement si cela relève de notre service, car mieux vaut savoir tôt qu’un autre métier est nécessaire.
Qui emploie la personne qui vient, dans l’un et l’autre cas ?
Cela dépend du mode d’intervention choisi, pas du métier. Pour les services à la personne en général, on distingue notamment le mode prestataire, où l’organisme emploie lui-même la personne qui vient et où vous n’avez aucune formalité, et le mode mandataire, où votre parent reste l’employeur et où l’organisme fait pour son compte le recrutement, le contrat, la paie et les déclarations.
Chez nous, c’est le second : votre parent est l’employeur de son philos, et nous accomplissons les démarches en son nom. Si une aide à domicile intervient déjà chez lui, regardez dans quel mode elle le fait : cela dit qui signe, qui déclare, et qui assume les obligations d’un employeur.
Que veulent dire GIR et APA, et cela change-t-il le choix ?
Le GIR est un niveau de perte d’autonomie, de 1 à 6, que des professionnels évaluent avec la grille nationale AGGIR. L’APA, l’allocation personnalisée d’autonomie, est réservée aux niveaux 1 à 4.
Les niveaux 5 et 6, les deux plus légers, n’ouvrent pas droit à l’APA ; le niveau 6 correspond à une personne qui reste autonome pour les actes essentiels de la vie courante. Nous ne faisons passer aucune évaluation : notre service s’adresse à des personnes autonomes, chez elles, à qui il manque de la compagnie plus que des gestes. Si votre parent perçoit l’APA, dites-le-nous lors de l’appel : nous vous dirons franchement si nous pouvons venir. Ce qui existe à Paris pour les parents autonomes est détaillé dans notre article sur la personne âgée autonome mais isolée.
Peut-on avoir les deux chez soi ?
Oui, rien ne l’empêche. Quelqu’un pour le ménage le lundi matin, un philos le jeudi après-midi pour sortir : chacun a ses horaires, son contrat, sa manière d’être là, et aucun ne remplace l’autre.
Une seule chose à garder en tête : les dépenses se cumulent. Le crédit d’impôt de 50 % est plafonné chaque année par foyer fiscal, tous services à la personne confondus, si bien que le ménage déjà déclaré et la compagnie s’ajoutent dans le même total.
Un conseil pratique : quand les deux interviennent chez le même parent, dites à chacun ce que fait l’autre. Chacun saura où s’arrête son rôle, et la visite de compagnie ne glissera pas, de semaine en semaine, vers la liste des tâches.
Et si mon parent a besoin des deux, par où commencer ?
Par ce qu’il accepte le plus volontiers. Il arrive qu’une visite pour le plaisir de la conversation se reçoive plus facilement qu’une personne qui vient faire à sa place ce qu’il a toujours fait lui-même ; mais lui seul le sait, et c’est lui l’employeur.
Chez Philia&Co., la rencontre de présentation, d’environ une heure, est offerte, et la famille y est la bienvenue. Elle dit vite si le courant passe ; sinon, nous proposons un autre philos, choisi comme le premier à la main, pour sa gentillesse avant tout. Le reste de ce que nous faisons tient sur la page dame de compagnie à Paris.
Dans les deux cas, quelqu’un sonne et la porte s’ouvre. Ce qui change, c’est ce que la personne regarde en entrant : la liste de ce qui reste à faire, ou celui qui lui a ouvert.
Questions fréquentes
Une dame de compagnie peut-elle passer un coup de balai si la visite s’y prête ?
Non : ni ménage, ni repas, ni toilette. Le philos vient pour la compagnie, et les deux heures de la visite ne se partagent pas avec une liste de tâches.
Le philos peut-il remplacer l’aide à domicile le jour où elle est en congé ?
Non. Ce n’est pas son métier, et nous ne le proposons pas : chacun garde sa place, et la visite de la semaine reste une visite de compagnie.
Mon père a déjà quelqu’un le matin : un philos peut-il venir l’après-midi ?
Oui, les deux peuvent se succéder dans la même journée ou dans la même semaine. Seules les dépenses s’additionnent, pour le plafond annuel du crédit d’impôt, qui vaut par foyer fiscal et pour tous les services à la personne ensemble.
Peut-on faire venir un philos sans connaître le GIR de son parent ?
Oui : nous ne faisons passer aucune évaluation, et notre service s’adresse à des personnes autonomes. Dites-nous seulement, lors de l’appel, si votre parent perçoit l’APA.