Combien d’heures de compagnie par semaine pour un parent âgé ?
Combien d’heures par semaine pour une dame de compagnie ? Chez nous, la réponse se compte en visites de 2 h : une, deux ou trois. Le bon rythme se lit dans la semaine de votre parent et se choisit avec lui ; on commence par une visite, et il n’y a pas d’heures à la carte.
Combien d’heures par semaine faut-il à un parent âgé ?
Pour commencer, une visite de 2 h par semaine, le même jour à la même heure. C’est assez pour faire un repère, et assez peu pour qu’un parent attaché à ses habitudes ne les voie pas bousculées.
Nous n’avons pas de nombre idéal à vous citer, et nous nous méfierions de qui en cite un. La semaine, elle, est une bonne unité : c’est à son échelle qu’un moment fixe devient une habitude, sans peser sur les autres jours.
Pourquoi des visites de 2 h, et pas une heure ou quatre ?
Deux heures, c’est le temps de sortir, de marcher, de s’asseoir quelque part et de rentrer en parlant. Une heure se passe presque à ôter son manteau ; au-delà de deux, la visite devient une demi-journée à organiser.
La visite dure toujours 2 h, dans les trois formules : c’est l’unité, et la formule compte le nombre d’unités. Pourquoi le même jour à la même heure compte autant que la durée, un autre article l’explique : l’importance d’un moment fixe dans la semaine.
Une, deux ou trois visites : comment choisir ?
Regardez la semaine de votre parent, pas son âge. Là où il y a déjà du monde, une visite suffit ; là où les jours se ressemblent, deux ou trois les découpent.
Une visite : un repère au milieu de la semaine
Si votre frère passe le dimanche, qu’une voisine monte le jeudi et que le club se réunit le lundi, la semaine n’est pas vide. Une visite à heure fixe, le mardi ou le mercredi, y ajoute le repère qui manque au milieu.
Deux visites : un silence de moins
Quand les enfants vivent loin et que le téléphone sonne peu, deux visites, sur deux jours différents, raccourcissent les silences. Le mardi et le vendredi, par exemple : le plus long intervalle entre deux visites passe de sept jours à quatre.
Trois visites : une semaine qui a une forme
Quand les journées n’ont plus de forme, trois visites sur trois jours différents donnent à la semaine un dessin : à peu près un jour sur deux, quelqu’un est attendu. C’est la formule qui engage le plus, pour le philos comme pour le budget : son prix se lit sur la page des tarifs, avec un point sur le plafond du crédit d’impôt à ce rythme.
Le caractère compte autant que le calendrier. Un parent très sociable en voudra davantage ; un parent réservé, qui compte ses forces, a tout à gagner à commencer par une. Posez-lui la question.
Par laquelle commencer ?
Par une. On peut ajouter une visite quand la semaine le demande ; il est plus délicat de retirer un repère qu’on a donné. Rien ne vous lie pour une durée minimale, et si le premier mois ne vous convient pas, il vous est remboursé.
Pour passer à deux visites, il faut que votre parent soit disponible sur deux jours différents, parmi les plages horaires que vous indiquez. Les deux visites se font avec le même philos. Le chemin inverse existe aussi : si la semaine s’est remplie autrement, on peut redescendre à une visite.
Qui décide du rythme ?
Votre parent. C’est sa semaine qu’on découpe, et il est l’employeur de son philos. Votre calcul des jours vides a de la valeur ; sa réponse à la question « qu’est-ce qui te manque le plus, dans ta semaine ? » en a davantage.
Proposez-lui le rythme comme un essai, pas comme une décision de plus prise par ses enfants. Un parent qui hésite devant deux visites accepte plus volontiers la première ; la seconde, il la demande parfois lui-même.
Peut-on ajouter une heure, ou choisir une visite plus courte ?
Non, et c’est voulu : la formule est le plafond. Il n’y a pas d’heures à la carte, et plus de présence, c’est la formule au-dessus.
À nos yeux, une habitude se tient à heure fixe : des heures ajoutées au fil des semaines feraient de la visite un dépannage, et du philos quelqu’un qu’on appelle quand on en a besoin plutôt que quelqu’un qu’on attend. Son contrat de travail porte d’ailleurs une durée hebdomadaire précise.
Faut-il un contrat de travail écrit ?
Oui, dans tous les cas. Au-delà de trois heures par semaine en moyenne, c’est le Code du travail qui l’impose (article L. 1271-5), donc dès deux visites. Pour une seule visite, la page officielle du Cesu l’attend aussi, parce que l’emploi se poursuit au-delà de quatre semaines consécutives.
Nous préparons ce contrat pour chaque philos et chaque parent, quelle que soit la formule ; votre parent n’a plus qu’à le signer, ou vous en son nom. Le mécanisme complet est dans notre article sur le CESU.
Et combien cela coûte-t-il ?
Chez Philia&Co., une visite chaque semaine, c’est la formule normale : 143,44 € par mois après crédit d’impôt de 50 %, 286,88 € avant. Deux visites, la formule premium, reviennent à 286,88 € après crédit d’impôt, soit 573,76 € avant. Ces montants sont lissés sur l’année, et la rencontre de présentation est offerte.
Ce que contiennent ces chiffres, ligne par ligne, tient dans notre article sur le prix d’une dame de compagnie. Pour trois visites par semaine, le prix et le plafond du crédit d’impôt sont sur la page des tarifs. Et pour savoir ce qui se passe pendant ces deux heures, la page dame de compagnie à Paris le raconte.
Un crayon et sept jours
Écrivez les sept jours de la semaine de votre mère, et rayez ceux où quelqu’un vient. Ce qui reste, ce sont les jours à remplir ; le nombre de visites tient dans ce reste.
Questions fréquentes
Les deux visites de la semaine peuvent-elles avoir lieu deux jours de suite ?
Oui, si vos plages horaires le permettent : la règle est seulement qu’elles tombent sur deux jours différents. Mieux vaut pourtant les espacer, le mardi et le vendredi plutôt que le lundi et le mardi : le plus long silence entre deux visites passe alors de six jours à quatre.
Combien de temps faut-il pour savoir si une visite par semaine suffit ?
Quelques semaines, le temps que la visite devienne un repère. Parlez-en alors avec votre parent et avec nous : on peut ajouter une visite, et le premier mois est satisfait ou remboursé si le rythme ne convient pas.
Une visite de 2 h chaque semaine, est-ce trop pour quelqu’un qui aime sa tranquillité ?
Pas forcément, mais c’est à lui d’en juger. Commencez par une seule visite, présentez-la comme un moment à deux plutôt que comme un service, et laissez-le dire, au bout de quelques semaines, si le mardi lui manque.
Peut-on changer le jour de la visite en cours de route ?
Oui, en en parlant avec nous : le nouveau jour doit tomber dans les plages horaires de votre parent et convenir au philos, puis il redevient fixe.